Partager l'article ! Le bol en bois: Le bol en bois ! Un vieil homme fragile s'en alla habiter avec son fils, sa belle-fille et son petit-fils de quatre ans ...
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Le bol en bois !
Un vieil homme fragile s'en alla habiter avec son fils, sa belle-fille et son petit-fils de quatre ans. Les mains du vieil homme tremblaient, sa vue était embrouillée et sa démarche chancelante.
La famille était attablée pour le repas mais la main tremblante du grand-père et sa mauvaise vue rendaient le repas peu agréable. Les pois roulaient par terre, lorsqu'il prenait son verre le lait se renversait sur la nappe. Ce qui vint à agacer son fils et sa belle-fille.
"On doit faire quelque chose avec grand-père" dit le fils. Nous en avons assez du lait renversé, des bruits lorsqu'il mange et de la nourriture sur le plancher"
Alors, le fils et sa femme montèrent une petite table dans le coin. C'est là que grand-père ira manger pendant que le reste de la famille sera à la grande table. De plus, puisque que grand-père avait cassé quelques assiettes, dorénavant il mangerait dans un bol en bois.
Lorsque la famille regardait dans le coin, parfois ils pouvaient voir une larme sur les joues de grand-père qui était assis tout seul. En dépit de celà, les seuls mots que le couple avaient pour grand-père exprimaient la colère et les reproches lorsqu'il laissait tomber une fourchette ou renversait sa nourriture par terre. Le jeune de quatre ans regardait tout cela en silence.
Un soir avant le souper, le père remarqua son fils qui jouait dans son atelier et il remarqua des copeaux de bois sur le plancher. Il demanda gentiment: "Qu'es-tu en train de fabriquer?"
Aussi gentiment le fils répondit: "Ah! je fais un bol en bois pour toi et maman pour manger quand vous serez vieux" .
Les parents furent tellement surpris par ces paroles qu'ils furent
incapables de parler. Et puis, des larmes coulèrent sur leurs joues. Ce soir là, le fils prit grand-père par la main et l'amena gentiment à la table familiale. Pour le reste de ces jours, il
mangea ses repas en famille.
Légende urbaine - Auteur
inconnu. J'inscrirai son nom dès qu'il se fera connaître ou ôterai cet article à sa demande si besoin. Idem
pour la photo que j'ai trouvée sur le net.

On peut être agacé...parfois
On peut être impatient...parfois
Mais je ne supporte pas que l'on puisse oublier qu'un jour, un grand-père, une grand-mère, ont été jeunes, valides et dynamiques et s'ils le sont moins aujourd'hui, ils n'en restent pas moins
humains et dignes de respect.
Je ne supporte pas que l'on puisse ignorer que nous sommes tous de futures personnes âgées et que nous n'apprécierions sans doute pas de prendre nos repas dans un coin (comme lorsque l'on nous
mettait au coin après avoir fait une bêtise étant enfant).
Est-ce que ce grand-père (ou cette grand-mère) aurait eu l'idée de mettre son enfant au coin et de lui servir à manger dans un bol en bois lorsque, petit et les gestes désordonnés, il renversait sa soupe ou que son verre tombait sur le sol ? NON ! Cela n'aurait pas effleuré l'esprit du grand-père. Pas même une seconde.
Regardez cette main à la peau ridée. Elle exprime de l'amour. Elle exprime des souvenirs et tant de belles histoires. Elle a pris ses enfants dans ses bras. Et ses petits-enfants aussi. Avec patience et tendresse, elle a porté la petite cuillère dans la bouche du tout-petit, elle a essuyé la purée tout autour de sa bouche et ramassé sans broncher (ou peut-être un peu) les dégâts qu'il a fait sur le sol en jetant sa nourriture par maladresse ou par jeu. Cette main a été tendue tout au long de la vie de l'enfant. Qu'importe si ce fut maladroit parfois. Qu'importe comment et quand car au bout de cette main ridée c'est un coeur qui bat. Sans connaître les rides et la fatigue. Elles restent à l'intérieur, à l'abri des regards. L'essentiel étant de continuer à faire battre son coeur tant qu'elle aura de l'amour à donner.
Un bol en bois ? Et pourquoi pas une écuelle et un peu de paille ?!!?
Sequence "émotion"
Heureusement que les enfants sont là pour nous ouvrir les yeux quand nous perdons pied concernant les valeurs essentielles !
On mesure le degré d'une civilisation à la maniere qu'elle a de traiter ses " anciens " .
Absolument d'accord avec toi, bien sûr.
Joli et triste texte. Ca fait de la peine... Heureusement que le petit était là en mirroir pour leur montrer ce qu'ils faisaient.
J'aime beaucoup l'idée du petit en miroir.
Merci de ton passage Wings of hope.
C'est une histoire que je connaissais.
Je suis tout à fait de ton avis... La vieillesse chez nous n'a plus l'aura qu'on lui donnait autrefois de sagesse et d'expérience. Les "anciens" qui sont devenus "très anciens" sont souvent aussi "trop anciens" et dérangent.
Pourtant... ils ont encore beaucoup à nous donner...
Un jour, nous serons vieux aussi... J'espère ne jamais avoir l'impression de déranger.
Je trouve terrible cette époque d'oubli facile et d'ingratitude. J'ai l'impression qu'entre parents vieux et enfants, une scission se fait pour certains. Comme si tout à coup les parents devenaient de parfaits étrangers ne suscitant plus aucune émotion dans le coeur de leurs enfants.
Evidemment, je dresse un tableau poussé à l'extrême. Je ne peux pourtant m'empêcher de faire le parallèle entre ce que les parents donnent, ce que les enfants reçoivent et, plus tard, l'inverse....On est soudain bien loin des proportions de départ.
Je t'embrasse fort.
Superbe histoire Chana, j'ai eu moi aussi une petite larme qui a perlé...
Gros bisous, Flo
Bises à toi ma belle. Oui, l'histoire est belle et triste. On ne peut rester insensible....
Les grands-pères, les grands-mères, avant tout ce sont des personnes humaines ...
Ils sont aussi les miroirs de ce que nous serons plus tard, et souvent nous avons peur de cette image si réaliste, qui porte nos traits, nos blessures, et qui nous renvoie à un futur si proche et si douloureux que nous ne voulons pas le voir (l'admettre). Même chose pour les mots de la mort qu'un adulte ne sait plus dire à un enfant, tant c'est émotionnellement difficile ...
A bientôt, Chana. Tu as bien fait de mettre ce texte et de parler de ton ressenti.
Bises.
Merci d'avoir écrit ce commentaire Midolu. Il concentre, sous une autre vision, les peurs que les enfants peuvent aussi ressentir. Peurs....Réactions....Bonne journée à toi Midolu. Bises.
Un coucou pour te souhaiter une douce fin de semaine.
Gros bisous, Chana.
Merci à toi chère Quichottine. Je réponds avec un tel retard que je te dis à présent : bonne et douce semaine. Lol.
Je t'embrasse fort.
j'avais déjà lu je ne sais ou ce texte nos sociétés ont bien changé sur si peu de temps, plus solitaires, renfermés, perdant ses valeurs et pourtant... on peut commencer par balayer devant sa porte et pourquoi pas tenter d'enlever un peu de poussière du paillasson du voisin :) merci pour ce texte
bisous
Oui, balayons d'abord devant nos portes et, si nous le pouvons, essayons de prêter un peu du balai à nos voisins...
Bises à toi Fabienne. Très belle journée à toi.
Je connais cette légende bien sûr...et elle s'applique parfaitement à notre société !
Bises
Ce texte est très touchant, Chana. Je réagis comme toi.
Gros bisous
Bonsoir , L'auteur de ce magnifique "conte" serait GIOVANNI PASCOLI ...je viens de le découvrir ...j'ai cherché car une personne m'avait envoyé ce "conte" sans signature ...voilà si cela peut vous aider . Meilleurs voeux.
Bonjour
Cette magnifique histoire a été écrite par les frères Grimm sous le titre : le vieux grand-père et son petit fils.
Il n'en reste pas moins que votre interprétation est très jolie aussi...
Nathalie
nouvel essai
Bon, je crois que j'ai finalement trouvé la façon d'écrire malgré tout sur ton blog... Mais c'est vraiment très dur...
Sourire. Je t'embrasse très chère Quichottine.