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  • : Difficile de parler de soi mais à propos de l'image elle a été réalisée par Véronique Mansart et visible à l'adresse : http://www.artemis-laminage.com/catalogue-liste.asp?....
Lundi 10 décembre 2007


Votre histoire exquise : Le troisième millénaire inclus l'épilogue

Je sais, je deviens gâteuse à force de vous répéter que je vous remercie. Mais comment puis-je faire autrement ? Une introduction, vos suites, un épilogue et voilà qu'à nous tous nous créons une histoire. Et quelle histoire !
Alors oui, merci.

N'oubliez pas, le bêtisier est pour demain.

Cette semaine j'inscris le nom de chaque participant avec un lien vers son blog avant la rédaction de l'histoire et non plus en regard des paragraphes. C'est plus facile pour moi.

Patrice Eawyne Skal Revelise Kattig Ephemeridiae Ruegy Camomille Polly Le Bigorneau Kirikino Flo Sumi Tilk Va l’r Yoppodo Danyboy Quichottine Azalaïs Pol Wings of hope
(Pardon si j'ai oublié quelqu'un)

Le troisième millénaire

Le début de l'histoire :

Dans quelques minutes une nouvelle année laissera place à celle qui s'achève. Nous sommes à l'aube du troisième millénaire. C'est la fête et la musique emplit toutes les têtes jusque dans les rues. Ce soir, pas de pensées noires, pas de soucis ni de tracas. L'année nouvelle approche à grands coups de trotteuse et l'humeur est au rire et à la décontraction. Tous s'amusent. Qui chez eux avec leurs amis, qui dans une boîte à la mode, qui dans les rues avec côtillons et serpentins. Les allées sont éclairées, la Tour Eiffel brille de ses plus belles lumières et tout Paris s'apprête à sonner les douze coups de minuit. Le compte à rebours a commencé et, comme la tradition l'exige, les dix dernières secondes sont scandées à haute voix : dix, neuf, huit, sept, six, cinq, quatre...
Le compte reste en suspens, la stupéfaction est générale : la capitale vient de plonger dans la plus impressionnante des obscurités.

L’interrogation est grande, que se passe-t-il ? Pourquoi cette obscurité et pourquoi l’arrêt du décompte ? Tout le monde est la fois étonné mais pas encore inquiet. Est-ce normal, anormal, une surprise est-elle en attente ?


Laetitia avait le regard dirigé vers le ciel, comme tant d’autres mais ce qu’elle était probablement la seule à contempler était le ciel immaculé, dénué de toute pollution lumineuse… les étoiles brillantes, magnifiques et innombrables… Elle n’avait jamais vu cela encore à Paris. Le sol se mit alors à trembler, c’est quelque chose de diffus, presque imperceptible mais indéniable. Et ce ne sont pas les quelques métros assurant le service qui en sont la cause.


Quelques bouchons de Champagne explosent et les impatients commencent à boire à la nouvelle année.


Soudain un calme plat, personne n’ose bouger, personne n’ose crier, tout en regardant le ciel, là où les étoiles éclairent, une boule blanche traverse le ciel. Stupéfaits certains lèvent le doigt et s’ensuivent ensuite des traînées de petites boules, tout d’un coup, une, tombe à terre…


Cette boule blanche émettait une forte lumière qui faisait presque mal aux yeux. Laetitia se demandait si elle rêvait ou si simplement elle faisait une hallucination. Elle n’avait pris qu’un verre de Champagne, tout le monde était sur le choc.


Ce que vit Laetitia et bien d’autres avec elle, ce fut la forme, la boule qui s’ouvrit… D’elle émanait une lumière aveuglante mais il semblait bien que quelque chose en sortait. Laetitia plissait les yeux, ça avait bien deux jambes et deux bras mais pas forcément à la bonne place. Une forme ovale en guise de tête, quelque chose qui s’agitait derrière. Qu’était-ce ? Laetitia reprit un peu de Champagne…


Etait-ce l’effet des bulles ou l’ambiance avoisinante mais il lui semblait que la forme était coiffée d’un petit chapeau pointu surmonté d’une ampoule fluorescente.


Du moins c’est ce que l’on pouvait discerner qui faisait penser à une ampoule fluorescente. Mais c’était bien la première fois que l’on voyait cela, donc difficile d’expliquer ce que Laetitia voyait. Mais une autre personne présente aux côtés de Laetitia avait un air connu mais elle n’arrivait pas à se rappeler. Mais soudain elle se rappela cette fameuse phrase : « quelqu’un les a vus… »


Laetitia reprit un peu de champagne. Elle se demanda si, malgré cette soirée où elle pouvait se griser, le champagne n’était pas responsable de cette boule de feu. Ce fut la dernière question qu’elle se posa…


… immédiatement happée par la boule. C’est extraordinaire comment une personne de la taille de Laetitia avait pu rentrer dans aussi petite boule…


Mais elle ne fut pas la seule à être embarquée, d’autres joyeux fêtards, encore la flûte à la main, se retrouvèrent comme elle, coincés dans cette œuf translucide. Elle se sentait devenir légère, légère. Le Champagne en était sûrement la cause, se dit-elle. Mais ce n’était pas la première fois qu’elle buvait et jamais elle n’avait éprouvé de telles sensations. Une merveilleuse légèreté, un bien-être impressionnant, elle se laissa guider.


Elle se laissa guider dans cette boule d’où elle voyait les autres avec leur coupe de Champagne à la main, embarqués comme elle vers le ciel. Il y avait devant elle une espèce de traîneau et, plus loin encore, quelques animaux qui semblaient tirer ce traîneau. Mais oui elle avait bu c’est certain mais elle voyait quand même qu’ils ressemblaient fort à des rennes mais ils avaient des ailes translucides avec des nervures brun orange comme des feuilles d’automne. Ah ça alors, se dit-elle. Que m’arrive-t-il, où m’emmène-t-on ?


"Elle a fait un malaise vagal la p’tite dame" ?  Laetitia émergea des brumes cotonneuses des vapeurs d’alcool. Elle voyait ce type édenté lui sourire comme un esquimau qui aurait trouvé une noix de coco sur la banquise… Elle se sentait toute molle comme vidée d’énergie. Alors, le clodo la chargea à nouveau sur ses épaules.


Mais elle ne voulait pas suivre. Prise d’une répulsion pour le clodo elle lui donna un grand coup de dents dans le nez.


Il hurla et la reposa et là, quelle ne fut pas sa surprise de voir qu’elle volait et n’arrivait pas à se poser. Tel fut d’abord le mot qui lui vint à l’esprit.


Bon sang, mais c’est quoi c’drôle de papillon ? Merde, mon nez ! Elle m’a bouffé l’nez ! Le clochard trifouilla dans le caddie où il trimbalait ses maigres affaires et en sortit un immense filet à papillons qu’il fit tournoyer au dessus de sa tête. Viens par là, que je t’attrape sale bête !


C’est sans doute la grève générale et illimitée et expropriatrice qui commence. Cette panne était le signal : le métro, les trains, les avions, tout s’arrête. Peu à peu, tous les ouvriers et employés rejoignent leur poste de travail. Pour les occuper, des comités sont créés partout. D’abord dans les boîtes, puis au niveau local et ensuite dans chaque secteur, dans chaque branche. Ensuite, c’est au niveau régional. Devant une telle ampleur, les flics et les militaires n’ont plus qu’à faire crosse en l’air et rompre les rangs. Une société basée sur l’autogestion prend place se basant sur les besoins réels des personnes et non plus basée sur l’exploitation de l’homme par l’homme. Une société humaine. Vive l’anarchie !


Mais ce n’est qu’un pauvre rêve ou certainement un cauchemar dans la tête embuée de bulles de Champagne de Laetitia.


Les boules de feu, les personnages étranges, le clochard et maintenant la voix de Johnny… Elle respire un grand coup, regarde autour d’elle. Non, ce n’est pas un cauchemar, Johnny est bien là, elle le reconnaît à ses lunettes. Il discute avec le vagabond mais elle n’entend pas leurs propos. De quoi peuvent-ils bien parler ?



Ils parlent de cheveux longs et d’idées courtes et de noir c’est noir. Oui, c’est bien noir car ils sont plongés dans une obscurité impressionnante. Y’a que Gilbert qui est à l’aise parce que Francis, dans sa cabane au fond du jardin,  il est bien dans la merde avec tout ce noir ! Même à tâtons, il trouve pas les cailloux. Y’a que Laetitia pour voir son beau Johnny. Peut-être est-elle frappée de myxomatose ?...


et de surdité partielle car elle n'entend plus rien. La ville noire s'étale à ses pieds et c'est bizarre ! Aucun affolement, les voitures vont lentement, tout est vraiment trop calme. Elle décide de filer ou plutôt de voler vers la campagne, vers cette cabane retirée dont on lui avait parlé il y a longtemps. Un ami de Johnny sans doute. Il fallait qu'elle se ressaisisse, qu'elle reprenne pied et elle faisait d'immenses efforts pour ne pas s'envoler plus haut.

S'élever encore plus haut dans le ciel en pensant à ce bateau, eut un effet magique sur la pauvre Laetitia. Elle commençait déjà à se métamorphoser en mouette rieuse et c'est dans un éclat de rire qu'elle se dirigea vers le bord de la mer.

Mais ce n'est pas facile. Tout la pousse. Il semble que rien ne puisse l'empêcher, pas même elle, de se transformer en oiseau. Tout plutôt que de rester dans ce noir impossible qui recouvre la terre.

Cette envie vraiment pesante de s'envoler plus haut lui rappelait aussi combien il est intéressant de prendre de la hauteur, du recul sur ce monde qu'elle considère comme éphémère. Mais ne serait-elle pas elle aussi éphémère ? A cette pensée, elle se raccrocha à cette idée de cabane (au fond du jardin) mais elle se dit aussi qu'elle pourrait aller se poser sur un bateau, celui peut-être de la Croisière s'amuse. Excellente idée en cette fin d'année.

Et c'est là qu'elle le vit, le bonnet rouge et plein de vie du commandant Cousteau.
"Ohé du batoooooo"  ! cria-t-elle.
"Hardi les gars, vire au Guindooooo" entendit-elle pour toute réponse.
"Ah non les gars, vous ne pouvez pas me laisser là, moi l'écolo moueto rigoleuse ! Un peu de Champ' ça vous dirait ? A voir vos tronches de vieux marins dévorées par les crabes, ça ne vous ferait pas de mal. Oh, mais qui voilà ? Vous avez retrouvé Charcot ? Ben pour un scoop, ça c'est un scoop" !

La mouette rieuse croyait s'en être débarrassé de ce charcot qui n'aimait que manger. Quelle déception, elle avait râté son "meurtre" en le privant de nourriture, pfft tout était à recommencer. La mouette ne pouvait le supporter...

Laetitia la mouette rieuse agita ses ailes toutes neuves et décida de profiter de ce vol inespéré... Elle survola l'océan Atlantique, la Baltique, la mer du Nord, attirée irrésistiblement vers les régions polaires. De sa hauteur elle pouvait apercevoir des milliers de bateaux sur les mers et toujours cette absence de lumière sur terre. Que devenaient Johnny et Francis ? Etaient-ils toujours dans la cabane au fond du jardin ?

Et tout d'un coup il revenait à Laetitia ce souvenir de Francis qui avait été satellisé lorsque le noir se fit d'un coup. Il avait allumé une bougie avec ses allumettes sans s'apercevoir que la cabane au fond du jardin n'était pas seulement un trône mais aussi un stock de munitions.  Et pouff, Francis fut satellisé. C'est alors que Laetitia versa une larme en voyant lors de son voyage passer une partie de Francis. Mais où donc était Johnny ?

Elle vit la Calypso, l'Hispaniola, le Pourquoi Pas, la Licorne et le Sirius empli de bouteilles de rhum. Cuite, cuite, se dit-elle. Et là, l'auberge de l'amiral Benbow avec, au fond d'un coffre, la tâche noire de Billy Bones. Serait-ce là la clé de ce mystère ? Ah ! Long John silver, vieux pirate ! Où donc étais-tu passé pendant que le Francis et le Johnny grattaient de la guitare. Ah que coucou, Long John !

Ce vieux sac d'os de Billy Bones, ce rat d'égoûts de Long John Silver avec son incisive en argent toujours disposé à faire sauter la capsule d'une bouteille de bière, ce ferrailleur de Johnny Hook qui grattait la guitare de son crochet d'acier tandis que Francis Hums s'essayait au bongo. Ils avaient tous l'air décidé pour une séance de SOOP (Super Oisif Original Pirate) qui durerait toute la nuit.

Ils décidèrent aussi de rebaptiser cette séance :  Sueur Originale Olfactive Personnelle, du terme anglais SOOP qui peut aussi signifier : suer des méninges. Pas si bêtes ces Britts. Il en faut de la sueur pour faire un sccop.
Souvent dans les soirées branchées parisiennes on entend cette expression très IN qui dit au lieu de on se fait un poker ou une belote : non merci on se fait juste un quick soop.


Vois-tu ce que je ne vois pas, toi qui ne vois pas non plus ? disait pendant ce temps Johnny à son nouveau pote le vagabond édenté. Johnny essayait désespérément d'allumer le feu en frottant ses doigts l'un contre l'autre. Il se croyait dur comme un roc. C'est ainsi que rapidement il se fit des ampoules dont les extrêmités ressemblaient à des lucioles. Il se prit d'un coup pour E.T. Johnny Halle E.T.

Ah que coucou Laetitia, elle faillit s'évanouir en entendant cette voix d'outre-tombe lui prépondre (répondre). Un immense moustachu hirsute était apparu comme par enchantement devant elle. Si je m'en sors, j'arrête la picole, se promit-elle, au moins une semaine.

Laetitia la mouette rieuse s'était posée sur le rebord de la fenêtre et observait toute cette faune bizarre à travers le carreau cassé.

Elle a de très bons yeux Laetitia, pour observer dans cette obscurité totale. Quelque chose vient de tomber. Qu'est-ce donc ? Ce sont les planches de la cabane de Francis le satellisé qui s'accrochent à elle dans la solitude profonde de son état.

C'est à ce moment-là que Laetitia se dit que "non, ce n'était pas possible". Elle avait franchement trop avalé de pilules roses en même temps que ce Champagne. Elle ne savait plus vraiment ce qu'il s'était passé, elle avait volé dans une bulle, elle s'était ensuite prise pour une mouette. Mais toujours revenaient à ses côtés ou dans sa tête, elle ne savait plus vraiment où, Johnny et Francis. Mais dans tout ça il manquait Patrick. Elle se décida à l'appeler : Patriiiiiiiiiiiiiiiick. C'est vrai ça ! m'enfin pourquoi Patrick n'était-il pas là lui aussi ?

Oui bien sûr, mais pour l'instant il est à Lille.

Enfin Lille, je me comprends. Je voulais dire l'île, l'île sur la SOOP (Sauvetage Osé des Oursons Perdus). Cre vindiou, c'est-y bien sûr !

Patrick était sur l'île de la SOOP, Francis était satellisé et Johnny n'avait pas quitté la cabane au fond du jardin... la mouette s'envola à nouveau après cette courte pause. Elle vola pendant des jours et des jours, il faisait de plus en plus froid. Enfin, elle finit par atteindre ce pôle qui l'attirait tant. Ses ailes étaient gelées et lui faisaient mal lorsqu'elle aperçut une petite cabane au fond de la Banquise.

Elle se demanda s'il y avait des cailloux ici car là-bas ils avaient été atomisés par l'explosition (explosion). Il y a à Lille, sa ville natale, des cailloux, se dit-elle, ne sachant comment se poser.... Elle aimerait tant en cet instant entendre la voix de Patrick...

Mais Patrick ne pouvait pas chanter pour Laetitia, il jouait au poker  avec des pingouins à Lille.

5, 4, 3, 2, 1, booonne année, tout le monde s'embrassait, le Champagne coulait à flots, la lumière était bien présente et la Tout Eiffel brillait de mille feux. Laetitia venait d'avoir un léger étourdissement dû à quelques pétards qu'elle avait mal supportés. Tout était normal. Au gui l'an neuf.

Au diable l'affreux Patrick avec ses yeux de merlan frit et sa bouche de sardine à l'huile ! Non, non ! A la mouillette Laetitia il lui fallait du frais, du neuf, de l'inédit et surtout se sortir de cette histoire absurde. Voilà ce que c'est à tout vouloir privatiser, on se retrouve dans le noir, le SOOP, le Zipp, les Zups, à moins que ce ne soit un soap interminable et stupide ! Mais que vois-je là-bas ? La cabane du Père Noël avec tous ses lutins ! Ohé du Père No ! Vous qui avez de la bouteille, nous avez bien une solution pour nous sortir de cette galère ? Aï oh, aï oh ! entendit-elle à l'intérieur.

Le père Noël, après sa tournée mondiale, venait d'atterir dans le noir et trébucha sur quelque chose qu'il assimila à des cailloux. Il blasphéma, n'y voyant goutte. Toute la planète était dans le noir, même la ville lumière ! Il pria pour que les russes cessent leurs interminables essais nucléaires et que les gens puissent à nouveau rire, s'amuser, danser, partir en croisière et que les cailloux laissent de nouveau place à l'herbe que le monde entier soit rempli d'enfants et que toutes les maladies soient à jamais vaincues.


Epilogue
 
 
Le générique de fin défile sous les yeux ébahis de la foule en délire. La place du Trocadéro est noire de monde. Les lumières se rallument. La ville de Paris avait mis les grands moyens pour fêter la nouvelle année. Un spectacle de sons et lumières digne d’une production hollywoodienne. Tout y était : illusions d’optique, films sur écrans géants, ballets et musique. Le lâcher de ballons de toutes les couleurs avait été superbe. Son créateur avait eu la magnifique idée d’y inclure des ballons transparents, comme des bulles, à l’intérieur desquels étaient disposés des petits lutins. Il y en a eu pour tous les goûts. Même le Père Noël fut de la partie pour ne pas décevoir les enfants. Les artistes invités s’étaient donnés comme jamais. Francis Cabrel, accompagné de sa guitare, n’en voulait pas à Laurent Gerra d’avoir détourné sa cabane au fond du jardin. Ils s’étaient même serrés la main sur l’estrade illuminée. Et ce duo : Johnny Halliday-Patrick Bruel ! D’anthologie ! Ils avaient interprété une chanson composée spécialement pour l’occasion. Il était question de mer, d’océans, de mouettes et de bateaux, de pingouins et de Banquise. Les amoureux des grands espaces bleus avaient beaucoup apprécié. L’épouse de Johnny, Laetitia, était venue rejoindre son mari sur la scène et fut très applaudie.
Dès que la foule se fut calmée, le maire vint faire un discours plein d’espoir en souhaitant la paix, la santé et une vie meilleure à l’aube de ce troisième millénaire. Le Champagne avait coulé à flots durant tout le spectacle. Même le clochard qui avait ses habitudes, s’était joint à la foule.
Les parisiens se dispersaient à présent emportant dans leurs cœurs cette beauté de spectacle qui les avait tant grisés et les avait plongés dans une euphorie qu’ils allaient garder avec eux pour les 365 jours à venir.
Merci à vous tous sans qui cette histoire n'aurait jamais vu le jour et à demain, si vous le voulez bien, pour l'exquis bêtisier.
par Chana publié dans : Histoires exquises - Reconstitution communauté : Les mots dans tous leurs états
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