Mercredi 26 septembre 2007

Haro voleurs d’enfance, et tous ces tue-la-chance
Tous ces briseurs de danses et ces pousse-à-l’errance
Qui à plus faibles qu’eux imposent leur décadence
Pour un moment d’extase font voler l’innocence
Cette extase ? Ce plaisir ? Oh pardon ces goûts rances
Qui plongent le petit trop tôt dans la méfiance
Eux s’en sortent très bien mais pour lui pas de chance
Ainsi font, font, font…bienvenue maltraitance
Le petit grandira dans la désespérance
Pourquoi t’as mal à l’âme, sans doute les résurgences
T’as rien compris petit, le grand c’est la déviance
Qu’on excusera c’est sûr, deux fois de préférence
Les médias sont servis, envoyez la séquence
Le juge est satisfait dans sa condescendance
L’hôpital rédige’ra son énième ordonnance
Et les parents perdus auront eu leur vengeance
On excuse les grands et tout’ leurs appétences
On cherche dans l’enfance le diable et les alliances
Et le monde et la vie dans un’ belle indécence
Oublient un peu trop vite les peines et les non-sens
Les larmes en bandoulière, le cœur en déserrance
Il ne montrera rien que maîtrise et aisance
A essayer d’aimer et entrer dans la danse
En évitant les pièges et tous les contresens
Ils n’ont rien demandé qu’une douce existence
Dans les rires et les jeux qu’avait promis l’enfance
Et pour quelques années conserver l’innocence
Sans penser aux déviants et leur mauvaise engeance
Signé : Chana
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Ce texte rimé illustrait mon article coup de gueule : "Voleurs
d'enfance"
L'image ouvrant ce poème est l'affiche d'un documentaire-choc canadien. C’est un film qui dénonce la violence, la perversité et le silence de ceux qui savent et qui se taisent. Mais
ce que Paul Arcand montre est quelque chose de plus. Une prise de position sans équivoque contre le système bureautique de l’État qui semble traiter de la même manière la victime et l’agresseur,
sans offrir à ces enfants de véritables solutions...
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